Infertilité, quand tu nous tiens !

En consultant mon blog, je m’aperçois que cela fait un an pile-poil, que je n’ai plus rien écrit. Et ça me manque. Alors voilà, je reviens un peu par ici, et si je suis bien honnête, je crois que j’ai un peu besoin de faire le point.

Voilà une petite semaine, tandis que je bosse tranquilou en écoutant d’une oreille une émission sur une radio publique bien connue, ça se met à causer ragnagna et moyens de contraception. Et là, une grosse, très grosse envie de pleurer. Je me rends compte que ces problèmes ne me concernent pas, que pilule, stérilet et préservatif ne font pas parti de mon vocabulaire. Je me suis trouvée mal, comme en 2014-2015 au moment du bilan et des examens qui annonçaient leur lot de mauvaises nouvelles.

Je pensais -naïvement- que tout ceci était désormais loin de moi, que la maternité m’avait guéri complètement. Et bien non, il est des mots (contraception, fausse couche…) qui me font toujours frémir et me renvoient à ma tristesse d’alors. Je vous rassure, c’est parfaitement supportable et je serai vraiment gonflée de m’apitoyer sur mon sort. C’est juste que ça m’a fait un drôle d’effet. Tu te crois vaccinée, et puis en fait, non, ça pique encore un peu.

Autre exemple de ma naïveté : je sais rationnellement qu’entre mes ovaires pourris et les spermatozoïdes déglingués de monsieur Tidoum, il n’y a aucune chance de grossesse naturelle. Et quand bien même, malgré tout ça, un petit embryon venait à se former, il ne pourrait pas tenir sans un traitement médicamenteux adéquat. Et bien malgré tout ça, j’y crois…je me dis que je pourrais alimenter le fameux credo qui veut qu’une grossesse miracle a toutes ses chances de se produire (ben si, tu sais bien, toi lecteur, on appelle ça le gertrudage) surtout après un premier bébé ! Comme la fille de la boulangère ou l’amie lointaine dont on a entendu parler… Et j’y pense à chaque fin de cycle. Cela n’est pas une souffrance, juste un petit rêve que je ne veux pas qu’on m’enlève.

Il y a un an, je me disais que je laissais passer un peu de temps avant que nous décidions de la suite à donner (nous avons un embryon au congèl’). Et ce n’est toujours pas très clair.

J’aimerai, comme AS de Carreau, être certaine de ne plus vouloir d’autre bébé et encore moins de me remettre dans les traitements et les piquouzes. Mais ce n’est pas aussi simple que ça. Une partie de moi n’est pas prête à renoncer. Pour autant, je ne suis pas certaine de vouloir un autre enfant…ET monsieur Tidoum n’est pas très chaud.

Bref, je ne vous embête pas plus ce soir, avec mes problèmes de riche. Mais je reviendrais probablement en parler plus longuement, ou plutôt exposer mes hésitations (écrire, ça m’aide).

Baci les copinautes !

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Les perles #7

Belle bourde d’une de mes proches, pas méchante mais juste très maladroite.

Nous discutons de règles, et de contraception , et là, elle me demande : « mais au fait, tu as quoi, toi ? »

-ben…rien, ça fait plus de six ans que je ne prends plus aucun contraceptif

-Ah oui, bien sûr…bon c’est pratique finalement ! »

-Euh… »

Vous imaginez ma tête ?!

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De crevette à petite fille

Besoin d’écrire. Envie de laisser quelques mots. Pas le temps, alors je remets à plus tard…mais j’ai envie de raconter plein de trucs, je remets à plus tard…jusqu’ à aujourd’hui !

Ma crevette est maintenant un bébé fille qui va sur ses un an. Si la rencontre avec elle a été une évidence, j’ai mis neuf bons mois  avant d’intégrer sa présence comme quelque chose de « normal ». Il m’a fallu le temps d’une grossesse pour réaliser qu’elle était bien là, qu’elle ne partirait pas, que ce petit être avait bel et bien poser ses valises chez nous pour les 20 prochaines années. Nous nous sommes souvent exclamés : « tiens, tu as vu, il y a un bébé qui dort dans la pièce à côté!!! Non pas possible…sisi je t’assure, c’est dingue, non ? »

J’ai aimé m’occuper d’elle pendant les trois premiers mois. Elle a très vite montré un tempérament serein et c’était facile de comprendre quels étaient ses besoins. Allaitement mixte jusqu’à trois mois, puis biberon et reprise du travail. Nous n’avions pas de solution de garde, la municipalité ayant rejeté notre dossier deux fois de suite. Nous avons jonglé entre les horaires décalés de son papa, mes heures de travail que je pouvais caler en fonction et un peu d’aide des grands parents. Jusqu’à avoir une place en micro-crèche. Où elle a vite trouvé ses marques.

Elle va très bien. Est du genre dégourdie, curieuse, et sociable.  Nous supposons qu’elle va bientôt marcher.

Elle aime bouger,  glousse de joie devant un chat ou un chien. Se précipite vers son copain Léonard quand elle arrive à la crèche. Se met à jouer de la clochette dès que son papa se met à gratter quelques accords sur sa guitare. Fait le petit clown en plissant des yeux dévoilant ainsi sa bouche parsemée de dents  partiellement présentes !

Elle sait aussi s’occuper seule pendant de longues minutes, lire et feuilleter ses imagiers tranquillement. Elle semble être une enfant sécure, à l’aise avec son corps et avec les autres. Elle suce son pouce pour contrer un petit coup de fatigue ou une légère contrariété.

Que dire d’autre ?

Je suis devenue tante. Depuis trois semaines. Un petit garçon, adorable. Une naissance dont je peux me réjouir, sans tristesse ou jalousie en arrière plan.

Tenir cette petite boule toute chaude contre moi a immédiatement réactivé l’envie de vivre à nouveau une grossesse, mettre au monde un tout petit, m’enivrer de cette odeur incroyable faite de lait et de peau duveteuse.

Vous l’aurez compris : la question de se relancer dans un nouveau protocole me taraude. Je ne suis pas persuadée qu’un enfant est plus heureux dès lors qu’il y a une fratrie. Je ne mesure pas bien non plus le chamboulement que ça peut être d’accueillir un deuxième enfant. Ni mon envie réelle de replonger dans le monde mer(de) veilleux de la Pma.

Ai-je vraiment envie de vivre à nouveau la fatigue, les problèmes d’organisation, les tensions avec monsieur (ouais, les horaires décalés, c’est vraiment une difficulté), les finances etc. Sans compter qu’il nous faut refaire tout le bordel (traitement, transfert de notre embryon congelé et tout le toutim si jamais ça ne fonctionne pas) et que ça peut aussi ne pas marcher du tout. Et que nous sommes vieux. Suis-je prête à relancer les dés ? A remettre en question l’équilibre que nous avons trouvé ?

Bref, d’un côté il y a mon envie primaire, viscérale, instinctive. De l’autre, il y a la raison, les réalités de la vie, le couple, les doutes et les questions.

Tout ça n’est pas très clair et je me donne jusqu’à janvier pour y réfléchir.

 

Voilà…je vous embrasse, je suis contente de lire de vos nouvelles et pense toujours à vous mes petites PMettes !

 

 

Mais pourquoi faut-il adhérer à l’association Collectif BAMP ? — Association de patients de l’AMP et de personnes infertiles.

Régulièrement nous recevons des messages nous demandant : « mais pourquoi faut-il adhérer à l’association et comment faire ? » POURQUOI adhérer à l’association ? Parce que vivre d’amour et d’eau fraiche, cela ne suffit pas, même pour des bénévoles qui vivent d’engagement et de temps bénévolement dédiés à la cause collective. Car justement nous sommes une […]

via Mais pourquoi faut-il adhérer à l’association Collectif BAMP ? — Association de patients de l’AMP et de personnes infertiles.

Le temps passe

Après l’attente interminable et douloureuse du parcours Pma, j’ai l’impression de reprendre le fil de ma vie.

A Pâques, j’ai participé à la chasse au oeufs organisée par mes voisins. Il y a un an ou deux de cela, j’en aurais été incapable. Une photo d’enfant joufflu fait office de fond d’écran sur mon téléphone.

Mais je n’oublie rien.

Jusqu’à la fin de ma grossesse, je n’ai pas eu un ventre proéminent. Je sais aujourd’hui que je n’avais pas besoin d’imposer mon gros ventre pour aller vers la maternité et que j’avais bien trop peur de blesser le coeur meurtri de celles qui attendent sur le quai. Raison pour laquelle je n’ai jamais réussi à me sentir fière de ce ventre timidement rebondi. Quatre jours après le terme, c’est avec beaucoup de gêne que je remontais les files d’attente au supermarché. Il faut dire que je n’étais pas très crédible avec ce ventre à peine bombé.

-« tu es à six mois ? me demandait ma voisine du 2é étage

Euh non, en fait, j’aurais dû accoucher hier« …

Notre crevette aura six mois demain.

C’est une petite fille très cool. La vie avec elle, n’est pas compliquée. Je suis contente d’avoir profité des longs mois d’attente imposés par notre infertilité pour entamer un travail psychologique. Bien épaulée, je crois qu’avoir défriché le terrain a permis une belle rencontre avec notre petite fille. C’est comme si elle avait compris que sa place est là, pour elle.

Lundi, elle a fait son entrée en crèche. Gros soulagement (et petit pincement au coeur quand même) pour nous qui jonglons avec nos boulots respectifs depuis janvier,  et avec un peu d’aide des grands-parents. Et c’est très bien pour elle qui commence à être captivée par les autres enfants.

Les petits bodys de naissance sont lavés, pliés et rangés dans une boite à la cave. J’ai dit à monsieur Tidoum qui se sent déjà trop vieux ( 39 ans) : « s’il te plaît, ne décidons pas tout de suite de ce qu’on en fera…peut-être rien, peut-être qu’on les prêtera, qu’on les donnera ou qu’on les utilisera…mais pour l’instant, c’est trop tôt pour décider ». Il a dit d’accord.

Pour l’instant, nous profitons de chaque jour. De cette petite fille qui est un vrai rayon de soleil. Nous avons fait un bout de chemin. Je ne sais pas si j’aurais le courage de reprendre le chemin de la Pma un jour.

Je ne sais pas vraiment ce que va devenir ce blog. J’ai commencé à écrire parce que j’avais un réel besoin de faire le point sur les difficultés que je vivais à l’époque. Parce qu’aussi, je dois bien le dire, le soutien et la solidarité très fortement présents sur les blogs des PMettes me donnaient envie d’y participer moi-même.

Et j’ai trouvé ce que je cherchais : du soutien, des encouragements, des conseils, de l’humour (très très important).  Depuis, j’ai repris mon travail, mes activités diverses, et je ne suis pas certaine d’avoir le temps de continuer à alimenter ce blog. Cela sonne comme un « au-revoir » (et putain, j’ai envie de pleurer !!!).

Alors voilà. Je continuerai à vous lire et à commenter.  A être présente mais moins visible. J’ai le sentiment d’avoir encore des choses à dire…on verra bien. J’ai réservé des places dans le train pour mes copinautes Psychota, Souris, PPMB, P’tit loup, Lucienne, Calihope, nirna (et excusez-moi si j’en oublie)  et je compte bien continuer à vous lire.

Pour les autres, les nouvelles et les anciennes qui ont pris un autre chemin, je vous envoie tout plein de câlins et de force pour la suite du chemin.

 

 

 

Douces pensées

Chères PMettes,

pour avoir vécu plusieurs noëls les bras vides et la tête emplie d’une seule question : « qu’en sera -t-il l’année prochaine ? », je veux vous dire que je pense bien à vous. Je sais combien il est difficile pour certaines, de traverser ces périodes de fête.

L’année dernière, je me remettais péniblement d’un faux espoir, d’une fausse-couche qui avait eu lieu fin octobre. Le moral commençait à revenir quand les fêtes me sont tombées dessus et m’ont foutu par terre. Je ne vous l’ai pas dit à l’époque…mais toute la semaine qui a précédé Noël, j’ai broyé du noir larvée sur mon canapé. Impossible d’aller travailler, idées noires, déprime profonde, plus de force…la dégringolade.

Et puis j’ai tourné la page de 2016…soulagée de passer symboliquement à autre chose.

Comme le dit ma copine Simone « il y aura des jours meilleurs »…et c’est vrai !

Donc, faites au mieux pour cette année. Soyez avec des gens que vous chérissez, amis ou famille peu importe, ou à l’autre bout du monde avec votre moitié (vous avez passé l’âge de faire plaisir à votre maman ou belle-maman qui veut absooooolument vous avoir à sa table le 25). Faites au mieux, faites ce que vous vous sentez en capacité de vivre et ce sera bien.

Douces pensées ♥

Les perles#6

M. est née un vendredi soir (ça sent la future fêtarde, non ?). Le samedi matin suivant, son papa l’a accompagné à la pouponnière pour une prise de sang. Impossible de trouver une veine. Il a fallu la piquer sur les deux mains, le pied, et s’y reprendre à plusieurs fois avant de pouvoir effectuer le prélèvement sanguin.

Au milieu des autres bébés hurleurs, M. n’a pas bronché. Elle est restée calme et regardait tranquillement autour d’elle. C’est son papa qui m’a raconté tout cela. Nous en avons ri ensuite, en nous disant que probablement, notre petite M. sait bien ce qu’elle leur doit, aux piqûres !

Trois semaines après, les bleus sur ses mains commencent enfin à s’effacer.

Naissance de M.

Cuisson de la crevette à point…mais non, pas de crevette à l’horizon. Moi qui pensait qu’elle arriverait avant terme…je me suis bien trompée !! Je crois que j’étais surtout impatiente de voir son bout de nez. Le 21 octobre dernier, c’était la date de terme.

Ce jour-là, mon amie Pâquerette a dit au-revoir à son petit garçon. Il y a eu une cérémonie, pas de fleur mais des musiciens, et ce petit a été incinéré. Je n’ai pas pu parcourir les centaines de borne entre nos deux villes mais j’ai beaucoup pensé à elle, à eux.

De mon côté, rien de rien…toutes les 48 heures, il a fallu se rendre à la maternité pour une visite de contrôle et s’assurer que la crevette ne se trouvait pas en état de souffrance fœtale. Fort heureusement, rien de tout ça. Simplement, la petite demoiselle semblait vouloir profiter gratos de son jacuzzi privé pendant quelques jours encore. J’ai eu le temps de faire des balades au parc, boire thé et décappuccino en terrasse en profitant de l’été indien, et de bien avancer le puzzle de 1500 pièces offert par monsieur Tidoum pour tromper l’attente (non terminé à ce jour…dans 20 ans peut-être ?).

Au bout de plusieurs jours  et un rythme cardiaque toujours bon, le personnel médical a jugé bon de venir la déloger. Mais ça, je vous le raconterai une autre fois.

Ce que je voulais vous dire, c’est qu’après avoir joué les prolongations, notre petite crevette a fini par se montrer le vendredi 27 octobre à 19h44. Elle va bien et c’est évidemment le plus beau bébé du monde (sauf que là, c’est vrai …gniark gniark !!).

Elle a de jolis yeux en amande, un petit nez de patate (mais attention : une jolie patate !), un menton en forme de coeur et un petit duvet dans le dos et sur les oreilles. Son odeur est divine (je suis accro). Nous sommes si contents qu’elle soit notre petite fille.

Vive les bébés FIV…vive les bébés synthétiques, ils sont parfaits !

 

Parce qu’à plusieurs, on est plus fort !

Nous sommes désolées de devoir parler d’argent, mais pour l’instant notre association est financée de façon principale, par les adhésions et les dons reçus. Savez-vous que pour votre adhésion à BAMP c’est vous qui choisissez le montant de votre adhésion, avec un minimum de 15 euros pour une adhésion en solo ? Savez-vous que si […]

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